Journée d’études FEDE

Thème : Education, fait religieux et entreprise

Date : 07 novembre 2017

Lieu : Mairie du 9ème arrondissement – Paris (France)

Modalités générales : une journée d’étude composée de quatre tables rondes

Signe particulier de la journée : elle est parrainée par le Professeur Maffesoli et Madame Delphine Bürkli, Conseillère Régionale et Maire du 9ème arrondissement de Paris.

POURQUOI UNE TELLE JOURNEE ?

Tout semble aujourd’hui nous ramener à la religion : qu’il s’agisse d’aborder les relations internationales (Daesh) ou les grands sujets de société (GPA, par exemple).

Paradoxe : malgré cette omniprésence, nous avons du mal à penser le religieux. A preuve demandez à vos voisins de définir les termes de religieux, de religions, de spirituel, vous serez étonnés des réponses…

D’où notre journée d’études consacrée au religieux ; mais naturellement, il nous fallait circonscrire notre champ de recherches ; aussi tenant compte de l’ADN de la FEDE avons-nous décidé de concevoir une journée intitulée « Education, fait religieux et entreprise » .

Etudiants des diplômes européens de la FEDE, l’information suivante vous concerne : la présence à cette journée permettra de capitaliser 3 crédits ECTS sur les crédits octroyés aux épreuves de Culture et Citoyenneté Européennes.

Réservez rapidement vos places – 300 personnes maximum

PROGRAMME DE LA JOURNEE :

Table ronde numéro 1 : Laïcité, fait religieux et entreprise - 9h15 à 10h45

Alors que l’actualité nous rappelle que la religion fait son « grand retour » dans l’entreprise une lecture profonde tend à prouver que le sacré est en réalité un élément structurant de la sphère économique et sociale. Sécularisées en apparence, les entreprises sont en fait chargées de manifestations du sacré qu’elles assument plus ou moins. Aucun dirigeant ne peut négliger cette dimension sans risquer de fragiliser son organisation. Cette table ronde entend le rappeler avec force.

Invités :

Olivier Bischoff – Directeur général en charge du sport et des territoires (Dentsu aegis network).
Marc Horwitz – Directeur de la publication du Dictionnaire de la laïcité.
Olivier Konarweski – Fondateur du journal Croyances et villes.
Michel Maffesoli – Professeur honoraires à la Sorbonne.
Jean‑Michel Quillardet – Avocat, fondateur de l’Observatoire international de la laïcité.
François Venutolo – Médecin, Président du Conseil d’établissement de l’hôpital de Gonesse.

Table ronde numéro 2 : L’éducation au fait religieux dans l’enseignement supérieur européen - 11h à 12h30

La place accordée aux religions dans les écoles publiques européennes reflète l’histoire des pays avec l’Église dominante. Elle témoigne aussi de la grande diversité de relations États religions qui existent sur le continent. Si, en France, Église et État sont séparés depuis 1905, c’est loin d’être le cas de tous ses voisins. Dans certains pays, identité nationale et religion sont fortement imbriquées : l’Italie, Malte et l’Irlande avec le catholicisme, le Danemark avec le luthéranisme, la Grèce avec l’orthodoxie… Autre facteur générant des situations différentes à l’échelle européenne  : la plus ou moins grande centralisation de l’éducation. En France, les programmes et les enseignements sont déterminés au niveau national. En Allemagne, ces questions sont régionalisées, tandis qu’en Angleterre, une large marge de manœuvre est laissée aux autorités locales et aux chefs d’établissement. La présente table ronde entend proposer un bilan et des perspectives relatives à l’enseignement du fait religieux secondaire et universitaire européen.

Invités :

Jean‑Louis Bischoff – Philosophe, directeur de la recherche de la FEDE.
Gérard Gobry – Enseignant à l’Université de Troyes, ex-directeur de l’Institut de Formation pour l’étude et l’enseignement des religions (IFER).
Françoise Ladoues – Fondatrice de l’Institut Supérieur de Pédagogies et Religions en Aquitaine.
Jean‑François Petit – Prêtre, Maître de Conférence, Institut Catholique de Paris.

Table ronde numéro 3 : L’enseignement supérieur et la formation des gestionnaires du religieux (rabbins, prêtres, imans) en Europe - 14h à 15h30

Qu’en est-il de la formation aux religions dans l’enseignement supérieur ?  C’est la question qui commande cette table ronde. Les musulmans européens, par exemple, ont le sentiment qu’il est urgent de créer des établissements d’enseignement supérieur islamique pour former des dirigeants associatifs, des enseignants et des représentants religieux… Identifier les initiatives les plus intéressantes est l’objectif de cette table ronde qui ne se limitera pas aux initiatives prises par les seuls musulmans.

Invités:
Gérard Gobry – Enseignant à l’Université de Troyes, ex-directeur de l’Institut de formation pour l’étude et l’enseignement des religions (IFER).
Yacine Hilmi – Directeur de l’Institut Hozes, Institut visant à former des imams à la langue française et aux institutions républicaines.
Françoise Ladoues – Fondatrice de l’Institut Supérieur de Pédagogies et Religions en Aquitaine.
Jean‑François Petit Prêtre – Maître de Conférence, Institut Catholique de Paris.
Jérôme Prigent – Prêtre, agrégé de Lettres et enseignant.
Claude Roels – Philosophe, ex directeur du diplôme d’université DU « Interculturalité, laïcité, religion » à l’Institut Catholique de Paris.

Table ronde numéro 4 : L’enseignement de l’éthique peut-il, doit-il être une « alternative » à l’enseignement du fait religieux dans l’université européenne ? 15h45 à 17h15

Un cours obligatoire d’ « éthique » est dispensé aux élèves qui ne suivent pas de cours de religion dans le Bade-Wurtemberg (en vertu de la loi sur l’école). Cet enseignement, qui a une nature facultative, porte sur la « morale non confessionnelle » dans la Fédération Wallonie‑Bruxelles, les « valeurs sociales ou civiques » dans le primaire et les « valeurs éthiques » dans le secondaire en Espagne, la « formation d’une conception de la vie » aux Pays-Bas. Il n’est en revanche prévu, ni en Italie, où des activités « de remplacement » sont déterminées par chaque établissement dans le cadre de son autonomie didactique, ni en Suède, où les questions éthiques sont cependant évoquées dans l’enseignement de « connaissance des religions ». Alors une question se pose immanquablement ; est‑il souhaitable de remplacer l’enseignement du fait religieux par un enseignement de l’éthique ?
Sensibiliser des chefs d’entreprise aux pathologies organisationnelles que peut engendrer une méconnaissance ou une non-prise en compte du fait religieux dans l’entreprise.
La société française est pourtant largement sécularisée. Mais c’est peut-être ce qui l’empêche aujourd’hui de penser ce sujet autrement que comme une « idée ou une image qui s’impose
à l’esprit de façon répétée et incoercible » ; pour reprendre la définition que fait le dictionnaire Le Robert de l’obsession.
Précision importante : cette journée veut être un espace d’expression engagée et argumentée, de débat, de partage et d’échanges. Elle se déroulera, c’est en tout cas notre vœu, sous le mode du respect des différences.

Invités :

Aurélien Fouillet – Sociologue.
Gérard Gobry – Enseignant à l’Université de Troyes, ex-directeur de l’Institut de formation pour l’étude et l’enseignement des religions (IFER).
Marc Horwitz – Directeur de la publication du Dictionnaire de la laïcité.
Albert‑Jean Mougin – Vice-Président du Syndicat National des Collèges et Lycées en charge des territoires et de la laïcité.
Jean‑François Petit – Prêtre, Maître de Conférence, Institut Catholique de Paris.
Jérôme Prigent – Prêtre, agrégé de Lettres et enseignant.

Mot du MaireJournée d’étude de la FEDE (07-11-2017)

Delphine Bürkli, Conseillère régionale et Maire du 9ème arrondissement de Paris, nous parle de la journée d’études dont elle est partenaire.

Qu’est-ce qui vous a conduit à vous associer à cette journée ?
Il était important qu’une telle manifestation se déroule à la Mairie du 9ème arrondissement, à seulement quelques pas du siège de la FEDE. Le 9ème, cœur de Paris, là où se côtoient et se rencontrent des populations d’origine et de confession différentes, a vocation à accueillir ce type de débats. Aussi, j’encourage pleinement l’initiative de la FEDE et de sa Présidente, Claude Vivier Le Got,  qui vise à s’interroger positivement sur le rôle de la religion dans notre société.

Qu’attendez-vous et qu’espérez-vous d’une telle journée ?

Je souhaite que ces échanges permettent d’élaborer une réflexion approfondie concernant la place du fait religieux, à l’École comme dans l’Entreprise. Cette journée est d’autant plus importante que la thématique éducative est véritablement au cœur des priorités de l’équipe municipale du 9ème.